L’effet de la cannelle de Ceylan sur le cholestérol est documenté dans plusieurs essais cliniques, souvent dans le cadre des mêmes études portant sur la glycémie. Voici ce que montrent précisément ces recherches.
L’étude publiée dans Diabetes Care en 2003, déjà mentionnée pour ses effets sur la glycémie, rapporte également des résultats sur le profil lipidique de 60 patients diabétiques traités pendant 40 jours. Les résultats montrent une réduction des triglycérides de 23 à 30 %, du cholestérol LDL de 7 à 27 % et du cholestérol total de 12 à 26 %, selon la dose de cannelle administrée (1, 3 ou 6 g par jour).
Une méta-analyse publiée dans Annals of Family Medicine (2013), regroupant 10 essais cliniques, confirme une réduction significative des triglycérides (-29,59 mg/dL en moyenne) et du cholestérol LDL (-9,42 mg/dL). Le cholestérol HDL (‘bon cholestérol’) augmente très légèrement dans certaines études, sans que cette augmentation atteigne systématiquement la significativité statistique.
Une autre méta-analyse, publiée dans Lipids in Health and Disease (2016) et portant sur 13 essais randomisés, confirme ces tendances tout en soulignant une hétérogénéité importante entre les études, attribuée aux différences de dosage, de durée et probablement d’espèce de cannelle utilisée.
L’effet de la cannelle sur le cholestérol s’expliquerait par plusieurs voies. Le cinnamaldéhyde influence l’expression de gènes impliqués dans le métabolisme lipidique hépatique, notamment ceux régulant la synthèse du cholestérol et l’oxydation des acides gras. L’amélioration parallèle de la sensibilité à l’insuline (voir l’article sur la glycémie) contribue également indirectement à normaliser le profil lipidique, l’insulinorésistance étant elle-même un facteur de dérèglement lipidique.
Les effets sur le cholestérol nécessitent, comme pour la glycémie, une consommation régulière sur plusieurs semaines à des doses de 1 à 6 g par jour. Cette régularité et ces quantités rendent la cannelle de Ceylan préférable à la Cassia pour un usage prolongé, en raison de sa teneur en coumarine très inférieure, qui élimine le risque de toxicité hépatique associé à une consommation quotidienne de Cassia sur le long terme.
La majorité des études disponibles sur cannelle et cholestérol portent sur des populations diabétiques ou prédiabétiques. Les données chez des personnes en bonne santé métabolique, sans trouble lipidique préexistant, restent plus limitées. L’effet observé pourrait être proportionnellement plus marqué chez les personnes présentant déjà un déséquilibre métabolique que chez une population générale en bonne santé.
